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January 03 Réveillon traditionnelLa façon de passer les fêtes de fin d'année est différente. Au Japon, on passe Noël entre amis ou entre amoureux. Par contre, le Réveillon du 31 se passe en famille.
Depuis Noël, les quartiers de Tokyo sont de plus en plus calmes, ils se vident de ses habitants qui retournent dans leur famille en province ou partent à l'étranger, notamment à Hawaï.
Nous, cette année, on a décidé de passer le Réveillon du 31 (ô-misoka) à la façon traditionnelle d'Edo (tokyoïte). C'est-à-dire qu'avant minuit, on mange des sobas (tôshi-kôshi soba). Les sobas sont d'abord la nourriture traditionnelle du Kantô. C'est comme les resto rapides. Les sobas sont fins et longs, comme la vie qu'on souhaite avoir.
Après minuit, on va au sanctuaire pour prier, remercier l'année passée et en avance remercier pour l'année qui vient (hatsu-môde).
A minuit, on a souhaité être au milieu de Tokyo, au point zéro en regardant les animations des estampes de Hokusai.
Katsushika Hokusai (1760-1849) est un peintre et dessinateur. Il est célèbre pour avoir fait les 36 vues du Mont-Fuji et l' ukiyo-e. Il a voulu notamment retranscire des sentiments exprimés sur le visage, car ils ne durent pas. Il passe aussi pour être l'inventeur des mangas, car il a dessiné de nombreuses scènes de la vie quotidienne à l'époque d'Edo. Ses estampes ont influencé des impressionnistes, tels que Gauguin et Van Gogh.
C'est dans le quartier de Nihonbashi que le pont du même nom indique le km zéro au Japon. C'est l'un des plus anciens quartiers du Tokyo, où il y a de vieux magasins traditionnels, comme pour la nourriture japonaise ou les kimonos et ses accessoires. C'est aussi un quartiers d'argent, car c'est un quartier traditionnellement marchand, on y trouve les grands magasins Takashimaya et Mitsukoshi; il y a la banque nationale et la Bourse de Tokyo.
Nihonbashi se trouve à l'est de Tokyo, entre la gare de Tokyo et la rivière Nihonbashi, dans l'arrondissement Chûo. A l'époque Edo, c'était ici que les marchands déposaient leurs produits, les poissons frais... C'est delà que 5 routes partaient vers d'autres régions.
"BONNE ANNEE 2007 à tout le monde !" (Ao3 & Sacha7)
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January 02 Voyage à HakodateCa faisait longtemps qu'on n'était pas partis faire un petit voyage ensemble. Pendant plus de 2 ans, on était restés à Tokyo. Hakodate (prononcez "h'akodaté"), une des villes qu'on voulait visiter et ça y est, on l'a fait pour notre cadeau de Noël.
Notre premier but était de passer la nuit dans une cabine privée dans le train (Hokutosei) qui mène à Hakodate, en passant par le tunnel Seikan qui fait (53,850 km, inauguré en 1988).
Notre second but était de regarder le panorama de la ville la nuit car on dit que c'est l'une des plus belles vues du monde, avant même Hong-Kong.
Hakodate est une ville de 300 140 habitants (en 2005), au sud de Hokkaido. C'est la troisième ville de cette île (après Sapporo et Asahikawa), au nord du Japon. Elle est située sur une presqu'île dans le détroit de Tsugaru. Important port de pêche, Hakadate a été une des plus importantes villes ouvertes aux étrangers pendant la période Meiji. C'est ainsi qu'on trouve encore de nombreux bâtiments du style néo-colonial et des édifices religieux implantés dans un même espace (Motomachi) qui crée une harmonie et un sentiment de tolérance (église russe orthodoxe, église protestante, monastères, temples...). C'est ici aussi qu'a été construit l'une des premières forteresse du Japon (Goriôkaku) dans le style vauban. Cette ville fut également la capitale d'une éphémère République, en 1869, reconnue par la France et la Grande-Bretagne.
Itinéraire du Hokutosei (train de nuit Tokyo-Sapporo)
Départ : 19:03 gare de Ueno
Arrivée : 06:34 gare de Hakodate
Le premier jour, on est allés au marché aux poissons pour prendre un petit-déjeuner japonais qui est une spécialité de Hakodate : saumon, lamelles de calmar (ika-sômen) avec du riz et la soupe miso.
Ensuite on a pris le tramway pour aller aux sources thermales municipales (onsen), le matin : le "yajigashira-onsen". C'était bien de voir les gens de la ville y aller, ce sont des habitués du lieu. Atmosphère conviviale et détendue garantie. Pour se déplacer, on a utilisé les tramways avec un pass pour une journée à 600 yens.
Après avoir déposé la valise à l'hôtel qui se situe au milieu de l'isthme, situation pratique pour pouvoir visiter la ville car il est entre la gare et la montagne. C'est l'hôtel "Chocolat".
Malgré le temps froid (3°c) et couvert, on s'est rendus à la fortesse Goriôkaku, au nord de la ville. Construite en 1864, sur les plans occidentaux, cette forteresse a une forme d'étoile, entourée de douves. On est montés en haut d'une tour pour avoir une vue d'ensemble sur la forteresse et la ville. Elle fait 107m de haut (Goriôkaku Tower). Dans le belvédère, il y a des maquettes qui représentent des scènes de résistances des loyalistes, face à l'armée impériale qui a été convaincue par les Américains de l'ouverture du pays sur le monde. (cf "Le Dernier samouraï" avec Tom Cruise et Ken Watanabe)
Après ça, on est allés au Mont-Hakodate. On a pris un funiculaire jusqu'au sommet, d'où il y a une vue magnifique de la ville la nuit. On a pris un lait chaud dans un café-restaurant en regardant les lumières de la ville. On a vu une petit feu d'artifice, tiré dans le port.
On est descendus et on a visité le port avec ses vieux hangers en brique rouge, qui ont été tranformés en magasins, en restaurants, en salles de concert... On en a profité pour aller dans un restaurant de ramen qu'on nous avait recommandé. C'était super bon !!! et copieux !!! Après ça, on n'a plus de place pour manger. On vous le conseille aussi : c'est le restaurant "ajisai" .
Le lendemain, il a neigé. Après avoir pris un petit-déjeuner à l'hôtel, on est allés voir le plus ancien poteau électrique en béton du Japon. A côté de lui, on a décidé d'en mettre un autre pour faire un couple. Ensuite, on a visité Motomachi où il y a des édifices religieux et des anciennes maisons, des cafés... Ce quartier est en pente le long de la montagne, si bien qu'on peut voir la mer entre deux rues. On a longé le port pour aller visiter le bateau-musée "Mashumaru". Il retrace l'histoire des compagnies maritimes qui assuraient la liaison entre Hakodate et Aomori, avant le tunnel. C'est aussi un mémorial pour les victimes de la plus grande catastrophe maritime du Japon qui a fait 1155 morts en 1954.
On est retournés à la gare, on y a déjeuné. On a fait un tour dans les magasins en attendant le départ du train. Pour le retour, on a pris un Express régional jusqu'à Hachinohe et delà un Shinkansen jusqu'à Tokyo.
Petits conseils :
- Si on part 3 jours et 2 nuits, c'est quand même mieux de payer un petit supplément pour une cabine privée à l'aller et des places en 1ère classe au retour pour être bien installés car le voyage est long.
- Mangez 1 fois par jour un repas japonais avec du riz, c'est assez, car c'est très copieux pour les estomacs qui ne sont pas habitués.
- Si on reste une nuit en plus, on peut aller dans le quartier des onsens (Yunokawa), visiter le monastère trappiste (on doit réserver sa visite, l'entrée est interdite aux femmes) et aller jusqu'au parc national Oonuma qui vaut le détour.
"Petite ville agréable, aérée grâce à la mer, à l'atmosphère calme et conviviale, Hakodate m'a vraiment plu. On sent qu'on est loin de Tokyo. Ici, c'est la province et en plus c'est chargé d'histoire. Je crois que c'est agréable d'y vivre. C'est plus calme, évidemment, et en même temps la nature est présente. On ne peut pas l'oublier : la mer d'abord, la montagne ensuite. Et puis la rigueur des saisons : les hivers froids. La vue du Mont-Hakodate sur la ville est superbe, c'est vrai. Ca vaut le coup. Je crois aussi que c'est bien d'y aller au printemps ou en été et de faire un tour dans les environs. " (Sacha7)
"Enfin, un de mes rêves s'est réalisé ! Car j'avais 10 ans, l'été j'ai passé un mois à Hokkaido en famille. J'ai entendu dire que le panorama de Hakodate est super romantique pour les couples. J'avais noté ça. Finalement, Tokyo aussi est joli la nuit; mais à Hakodate, il y a une différence. A Tokyo, il n'y a pas d'harmonie; chaque bâtiment brille et au total c'est lumineux. Mais à Hakodate, il y a une harmonie comme les religions; les lumières de la ville brillent ensemble, comme les étoiles." (Ao3)
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October 29 Daibutsu et la merCette saison est une bonne saison pour aller au bord de la mer, à Kamakura.
Situé à environ 50 Km au sud-est de Tokyo, son accès est facile et relativement rapide de la gare de Shinjuku, en empruntant la ligne Shônan-Shinjuku. La cité de Kamakura fut la capitale shogunale (Kamakura Bakuhu) de 1192 à 1333, qui correspond à l'époque du même nom, succédant ainsi à l'époque Heian.
On y trouve de nombreux temples et sanctuaires. Il y a toujours une raison qui explique leur fondation.
Par exemple, le Tôkeiji est appelé aussi le temple du Divorce, car les femmes délaissées ou négligées par leur mari pouvaient s'y réfugier. Ou encore, lorsqu'on va au Tsurugaoka Hachiman-gû de la station de kamakura, on emprunte le chemin "Wakamiya ôji" qui est en perspective, c'est-à-dire qu'il se rétrécit et baisse jusqu'au temple.
Ce temple a été bâti pour souhaiter un accouchement facile de Masako, la femme de Minamoto no Yoritomo (le premier shogun, fondateur de Kamakura) . Il est bordé de cerisiers qui au printemps fleurissent et crée un tunnel naturel.
Une journée n'est pas suffisante pour visiter entièrement kamakura. Il y a en effet différents parcours à effectuer si l'on veut visiter correctement la cité. Le parcours pour les premiers visiteurs, le parcours pour personnes non pressées, pour les étrangers, pour admirer les fleurs des temples et sanctuaires, etc. Le plus long fait 6h et le plus court 2h20.
De Kamakura, on peut faire un tour au bord de la mer, du côté de Enoshima. Pour ce faire, on peut prendre un petit train sympa, très populaire : le Eno-den. Sur une portion, la ligne longue la mer...
Notre itinéraire :
A Kamakura, pour aller au sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gû, on a pris le chemin "Wakamiya ôji", en goûtant une glace au "beni-imo" (patates douces pourpre). Après la visite du sanctuaire, comme chemin de retour, on a utilisé le "Komachi-dôri" où on peut trouver de nombreux petits magasins pour touristes étrangers. D'ailleurs, il y avait beaucoup de touristes étrangers.
Puis on a pris le Eno-den et on est descendus à la station Hase. A pied, jusqu'au Daibutsu (Kotokuin ), il faut 10 min.
Le Daibutsu est une statue de bouddah en bronze, mesurant 11,31m de haut (13 m, stèle comprise) et pesant 120 t. La première statue, érigée en 1243 était en bois. Détruite par un typhon, le Daibutsu fut édifié cette fois en bronze à partir de 1252 et était recouvert de feuilles d'or. Plusieurs fois abîmée par des intempéries, notamment par un grand tsunami qui a détruit le bâtiment qui le protégeait, on peut aujourd'hui encore apercevoir un morceaux de feuille d'or sur la joue droite. Depuis le tsunami, il n'est plus protégé par un bâtiment.
En retournant à la station, on est passés par le Hase-dera. De là, on peut regarder la mer d'un belvédère. Il y a également le Kannon : une statue de bois qui représente 11 visages.
On reprend le Eno-den jusqu'à Enoshima. Pour accéder à cette petite île, on emprunte un pont de 600m. Très agréable, cet endroit offre des promenades sympa. On peut y visiter quelques temples et sanctuaires, le jardin botanique "Samuel Cocting", monter au sommet d'une tour d'où on peut admirer la mer environnante. Au pied de l'île, un quartier commerçant a beaucoup de succès auprès des touristes.
En quittant l'île, on a marché sur la plage de sable noir et on s'y est reposés en regardant le soleil couchant.
Recommandation : prenez un pass valable 2 jours qui vous permet d'utiliser dans Tokyo toutes les lignes JR, le Eno-den et le monorail. Au total, ça vaut le coup.
"Comme on dit de Rouen que c'est la ville au 100 clochers, on peut aussi dire de Kamakura que c'est la ville au 100 temples. Petite ville agréable, sa visite permet de quitter le temps d'une journée Tokyo, de se retrouver un peu plus au calme et de découvrir une atmosphère "historique", quand on sait que Kamakura fut une capitale shogunale. Si l'on apprécie les temples et sanctuaires, c'est un lieu incontournable. Enoshima, c'est la mer. Pour moi, c'est un peu comme Etretat. Ca fait toujours du bien de voir la mer, d'entendre les vagues s'échouer, de sentir le vent frais, de respirer l'air iodé... Et de partager ça avec celle que... On revient de ce court séjour "réoxygéné" " (Sacha7)
" Le Daibutsu, qu'est-ce qu'il est beau ! Et tout le monde connaît spontanément la date de fondation de Kamakura (1192). I (1) I(1) KU(9) NI(2) tsukuroo kamakura bakuhu.(Formons un bon pays)
Alors la prochaine fois, on dormira une nuit à l'hôtel "Kamakura Prince" et on passera 2 jours tranquilles."(Ao3)
Tous droits réservés pour le texte et les photos. September 10 La grotte de NipparaL'année dernière, on a pris la même ligne pour aller à la rivière Tama. Cette fois, on a décidé de prendre l'air à la grotte de Nippara (Nippara syônyûdô). On est descendus au terminus Okutama, puis on a pris un bus qui nous a emmenés près de la grotte, 25 min. plus tard. De là, on a marché 2 km, sur une petite route qui longe la vallée.
Depuis très longtemps utilisée comme lieu de prière, on a découvert une deuxième partie en 1962. Cette grotte est classée comme monument historique. On peut y admirer quelques stalagmites. Il y fait en moyenne 10°C. Elle est composée de plusieurs galeries qui font au total 800 m.
Elle est ouverte de 8h à 17h presque tous les jours de l'année. Il faut compter 600 yens par adulte. En semaine, sauf en août, un bus emmène les visiteurs jusqu'à l'entrée de la grotte.
"En quittant la grotte, elle m'a demandé de taper sur son épaule, elle avait mal. Je n'ai pas hésité, c'est l'occasion de lui faire mal avec son consentement. Et j'ai compris, c'est pour chasser un esprit de son corps... Il paraît que les jeunes y vont dans l'espoir de prendre en photo des fantômes (obake ou yûrei), heureusement on en a pas vu. Mais Ao3 les sent. " (Sacha7 & Ao3)
Tous droits réservés pour le texte et les photos une soirée : rienBon, ben, qu'est-ce qu'on fait ? - Rien.
J'ai chaud, on va faire un tour de bateau ? - Bonne idée !
Bon, alors, on y va ! Commémoration du 50e anniversaire de SyowaOn est allés le dernier jour de l'expo consacrée à la commémoration du 50e anniversaire de la base scientifique japonaise "Syowa Kichi" en Antarctique. Cette expo avait lieu au parc de Ueno, au Musée national des Sciences naturelles (Kokuritsu-Kagaku Hakubutsukan)
Alors que les nations européennes et américaines avaient déjà commencé leurs observations scientifiques (climat, glaciation, atmosphère, biologie...) et installé leurs bases en Antarctique, les Japonais voulaient participer à cet engouement scientifique pour ce continent. D'abord invités dans des bases américaines ou anglaises, les Japonais désiraient avoir leur autonomie et ont jeté leur dévolu sur la région nord-est de l'Antarctique, dépourvue de base, car difficile d'accès et aux dures conditions de vie. C'est en 1956 qu'une expédition a été montée en vue de construire une station scientifique. "Syowa Kichi" a vu le jour une année plus tard, en 1957.
On a vu d'abord des panneaux, animations et vidéos expliquant l'histoire de la Terre, avec des fossiles d'animaux et de plantes, des météorites, des squelettes de baleine et de morse. Puis l'histoire des Japonais en Antarctique. Enfin la vie à la base "Syowa" avant et maintenant.
Une équipe de scientifiques japonais ont réussi récemment (en janvier 2006) à extraire de la glace à 3028 m de profondeur, glace vieille de plusieurs millions d'années. Ce qui constitue un record.
A catte occasion, on a pu caresser de la peau de pingouin et voir des aurores boréales. On est entrés également dans un wagon climatisé à -10°C. Petite expérience des températures qui existent sur ce continent. On a essayé aussi des parkas polaires.
Le film japonais "Nankyoku monogatari" ("Antarctica") relate l'histoire tragique de chiens de traîneau abandonnés sur place. Bien qu'attachés, certains ont pu se libérer. Durant un hiver, ils ont tenté de survivre sur la banquise. Tous n'ont pas échappé à la mort. Pris de remords, 2 scientifiques sont revenus chercher les survivants. Cette histoire est très connue au Japon et les chiens Taro et Jiro sont les plus célèbres. Par ailleurs, Disney a acheté les droits de ce film et a fait récemment "Antarctica". Tous droits réservés pour le texte et les photos
July 19 Taro Okamoto et le mythe de demain"Asu no shinwa" (Le mythe de demain)
Immense peinture murale de 30m de long et de 5,5 m de haut, cette oeuvre a été peinte en 1969, il y a 37 ans, au Mexique pour un hôtel. En même temps, il a fait "la Tour du Soleil" pour l'exposition universelle d'Osaka. Pour cela, il a effectué des aller-retour entre le Japon et le Mexique. Finalement, cette peinture murale n'a jamais été présentée au public et on a perdu sa trace. En 2003, on l'a retrouvée dans un mauvais état et en plusieurs parties. L'année dernière, grâce à une souscription publique, on a pu la rapatrier et commencer sa restauration. Depuis le 15 juillet, on peut admirer gratuitement cette oeuvre d'art qui revit. Elle est exposée sur le site Shiodome, au pied de la tour Nihon TV, sur la place ZeroSta.
Cette peinture murale évoque le moment où la bombe atomique explose. Il livre le message selon lequel les hommes peuvent surmonter les événements tragiques, on peut se surpasser. C'est un message d'espoir puisqu'il y a toujours un demain.
NB : Quand il pleut, c'est dfficile de voir cette oeuvre. Quand on est arrivés, elle était couverte par une bâche. On a attendu plus d'une heure en face dans un café que la pluie cesse. Finalement, on a été récompensés de notre patience car on a pu l'admirer entre deux averses. Du 15 juillet au 31 août, de 11h à 19h, la visite est possible.
Un autre jour, on est allés chez lui, à son atelier, à Aoyama. Bien que nous soyons arrivés après la fermeture, on s'est installés sur la terrasse du café qui donne sur le jardin de l'atelier où quelques oeuvres y sont exposées de façon permanente. D'ailleurs, ce café est très connu des gourmants car on y sert de délicieux gâteaux et d'excellentes boissons.
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Taro Okamoto (1911-1996) est un artiste, né à Tokyo. Sa mère était écrivain et son père auteur de mangas. Il a séjourné en France de 1930 à 1940. Il y a fait quelques oeuvres. Durant cette période, il a étudié également l'ethnologie, la philosophie et la sociologie. Pendant son séjour en France, il a rencontré Pablo Picasso, Georges Bataille, Max Ernst, Marcel Mauss, etc. Il a également écrit beaucoup d'ouvrages dans lesquels il explique sa conception de l'art.
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"La peinture murale de Taro Okamoto est très impressionnante dans ses dimensions. C'est la première que je vois quelque chose comme ça. Bon, je ne suis pas un spécialiste de l'art. D'ailleurs, je n'y connais rien. Cependant, l'oeuvre que j'ai vue aujourd'hui est belle pour différentes raisons. D'abord, ses dimensions. J'aime bien ce qui est grand. Puis les couleurs qui sont harmonieuses. Ensuite, les dessins qui sont en rondeur, il n'y a aucune ligne droite. Enfin, les thèmes qui sont universels. Et puis, j'ai découvert qu'il y a des artistes japonais qui sortent des sentiers battus, contrairement à ce qu'on pourrait croire.... " (Sacha7)
""Geijyutsu wa Bakuhatsu DAAAAAA !!!!!!!" (L'art est explosion") (Taro Okamoto)
Il répète toujours ça à la télé, et on l'aime beaucoup pour ça, on le trouvait marrant.
Comme son geste était si particulier, il m'attirait plus que ses oeuvres qui font partie de lui.
Après son décès, j'ai trouvé un de ses bouquins à la bibliothèque. J'étais étonnée que dans sa tête, c'était vraiment très logique alors qu'à la TV il donne une impression contraire. Et maintenant, je me rends à son atelier pour me soulager de ma fatigue, car quand je vois ses oeuvres, son geste me revient et me donne de l'énergie." (Ao3)
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July 18 Ca fait longtemps....3 mois sans blogs, 3 mois sans rien faire... ça fait longtemps, n'est-ce pas ? Bon, on a négligé un peu notre site, mais on a des raisons... Surtout le boulot nous a pris notre temps libre. Alors, qu'est-ce qu'on a fait depuis tout ce temps ?
Pendant la Golden Week, on est allés à Sendagaya, à une foire à tout.
On a vu aussi un super film japonais, très émouvant, "Asu no kioku" (la mémoire de demain). Il traite de la maladie d'Alzheimer qui touche un homme de 40 ans, interprété par le super acteur Ken Watanabe. Dans ce film, il y a des scènes qui décrivent la vie quotidienne japonaise, comme la relation entre supérieur et subalternes, les repas familiaux, la cérémonie du mariage, les relations entre mari et femme, les sorties d'affaires après le boulot. Si vous pouvez le voir en France, on vous le recommande vivement.
Malgré le décalage horaire, on a suivi presque intégralement la Coupe du Monde. Et là, on voudrait encore une fois remercier Zizou et toute l'équipe de France pour leur beau parcours dans cette compétition. Désolés pour cette longue absence, mais on essaiera de faire plus régulièrement des blogs. April 02 Sakura sakuraLes cerisiers de Tokyo ont fleuri 10 jours plus tôt que l'année dernière, le 21 mars.
Un spécialiste observe tous les jours l'évolution de la floraison du cerisier "someiyoshino" et détermine l' éclosion de ses fleurs. De la sorte, on peut annoncer officiellement que les cerisiers sont éclos (kaika-sengen). Une semaine plus tard, les cerisiers seront entièrement en fleurs (man-kai).
De l'annonce officielle (kaika-sengen) à la foraison totale (man-kai), il y a plusieurs étapes : ichi-buzaki, ni-buzaki, san-buzaki.... hachi-buzaki, ku-buzaki et man-kai, qui correspondent à une échelle d'évaluation de floraison (un petit peu, un petit peu plus... un peu moins de la moitié, juste avant la totalité..).
Si on ne fait pas attention, la météo annonce quotidiennement cette évolution région par région, évolution progressive du sud au nord du Japon (sakura-zensen = évolution du front). Cette progression prend plus ou moins un mois pour parcourir tout le pays.
"Pour avoir une bonne explication de son contexte, pour comprendre la pensée japonaise concernant l'admiration des gens des cerisiers en fleurs, regardez "Last samouraï", la scène où le chef de guerre japonais, joué par Ken Watanabe, discute avec Tom Cruise dans un temple." (Sacha7)
"Après les cerisiers en fleurs, c'est la chute des chenilles qui tombent des cerisiers. Ca m'énerve parce qu'elles piquent. Mais quand même, c'est joli. Ca me rassure que chaque année on peut avoir le même panorama bien qu'il y ait toujours des changements dans le quartier." (Ao3)
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Festival du film français au JaponCette année aussi, on est allés au festival du film français. Au lieu de Yokohama, pour la première fois, le festival est organisé sur 3 sites : Osaka et Tokyo (Roppongi et Odaïba).
Pour acheter des billets, on a dû d'abord réserver sur internet, puis retirer nos billets papier dans un combini. Et finalement, le prix a augmenté : 1 300 yens auxquels s'ajoutent la caution du billet électronique (105 yens) et les frais d'émission au combini (105 tens). Ca fait quand même cher !
Contrairement aux éditions précédentes, les films sont diffusés plusieurs fois, ce qui augmente les possibiltés de les voir. Lors de la réservation, les places sont fixées. Ce n'est pas nécessaire de faire la queue.
Finalement on a vu 3 films.
Samedi soir, à Roppongi, au "Virgin Toho Cinemas Roppongi Hills", on est allés voir "Toute la beauté du monde" à la séance de 21h40. On a beaucoup aimé ce film qui nous a fait découvrir Marc Lavoine sous un autre jour et son talent d'acteur.
Et dimanche, à Odaïba, au "Cinemas Mediage", le premier film que nous avons regardé était "Les revenants", un film dont le sujet est original. Quand un proche est décédé, on souhaite son retour parmi les vivants. Et là, c'est ce qui se passe. Ce film trace les sentiments ambivalents des personnes dont un proche est revenu. Finalement, c'est mieux pour tout le monde que les morts restent morts.
Le film suivant était "Il ne faut jurer de rien", comédie d'après l'oeuvre d'Alfred de Musset. Jean Dujardin et Gérard Jugnot sont convaincants dans leur rôle respectif. On s'est beaucoup amusés. Entre ces 2 films, on en a profité pour aller dans un restau mexicain. En présentant le prospectus du festival, dans certains restaurants, on peut bénéficier de réductions ou se voir offrir un verre .
Parmi les films sélectionnés dans le cadre de ce festival, certains seront distribués dans les cinémas cette année. On ira donc en voir quelques-uns.
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March 13 Printemps pour une partie des JaponaisLe parfum des daphnés (jintyôge) qui est frais et vivifiant signale l'arrivée du printemps.
Pour une partie des Japonais, c'est une saison charnière entre 2 périodes de sa vie : on fait des ruptures et des rencontres.
Au Japon, tout recommence en avril. C'est la rentrée scolaire (shingakki). Les nouveaux employés (shin-shain, shin-jin) qui viennent de sortir de l'université (sotsugyô) débutent leur premier travail. Après avoir fait sa déclaration d'impôts (kakutei-shinkoku) en mars, les premières échéances de paiement commencent ce mois-là. C'est aussi la période des mutations (tenkin), des changements de poste (jinji-idô). Pour les Japonais, c'est une période angoissante, un peu stressante, on a beaucoup de choses à faire.
Les lycéens de toutes les régions qui ont réussi leur concours d'entrée à l'université (nyugaku-shiki) de Tokyo montent sur la capitale. De ce fait, ça bouge au niveau des appartements. Départs et arrivées de locataires provoquent une effervescence d'activité dans les agences immobilières. Conseil : il faut s'y prendre un peu tôt (février-mars) pour trouver un logement qui convienne pleinement.
C'est d'abord les ruptures pour recommencer une autre vie : ruptures d'avec son copain ou sa copines, d'avec ses camarades, ses amis, sa famille ou ses collègues, d'avec sa ville ou son quartier. Le mois de mars est un mois où on finit une période de sa vie pour en commencer une autre au mois d'avril...
Un autre souci intervient dans la vie : le pollen des cèdres (sugi-kafun) qui provoque des allergies (kafun-syô). Les yeux, la peau démangent. Le nez qui coule tout le temps, des éternuements répétés rendent la vie difficile. C'est pour ça qu'on voit beaucoup de gens qui portent un masque ou plus rarement des lunettes spéciales pour protéger ses yeux qui ressemblent à des lunettes de plongée.
"Le printemps est la meilleure saison au Japon. Il ne fait pas trop chaud et surtout il ne fait pas moite... C'est idéal pour sortir, se promener le soir. Et puis, on sent effectivement qu'une "nouvelle année" commence. Pour moi, les cerisiers en fleur (hanami) marquent ce changement. Après ça, on laisse sa vie derrière soi..." (Sacha7)
" Quand je marche, je sens le parfum des daphnés dans l'air qui me rend nostalgique et me serre un peu le coeur. Mais depuis que je suis allergique, le printemps n'est plus une saison agréable pour moi. Pour sortir de mon abri qui est bien protégé par une machine qui aspire le pollen et la poussière, d'abord je me mets dans les yeux et dans le nez un produit anti-allergie, et je prends aussi tous les jours un produit homéopathique fait à base d'herbe chinoise (tentya)...Et il ne faut pas oublier de porter un masque. Ca me fatigue vraiment de faire ça!!!" (Ao3)
Tous droits réservés pour le texte et les photos February 12 La Saint Valentin à TokyoLe même jour qu'en France et dans le monde, on célèbre à Tokyo la Saint Valentin; mais d'une façon vraiment différente.
Le 14 février est le jour du chocolat. Les femmes en achètent et en offrent aux hommes. En offrant ce cadeau, c'est l'occasion pour une femme de déclarer ses sentiments à un homme.
Et pourquoi des chocolats ?
A l'origine, un chocolatier a eu l'idée d'utiliser ce jour spécial pour vendre des chocolats : c'est avant tout une opération de marketing. Et ça marche très bien.
Début février, les grands magasins aménagent une "avenue des chocolatiers". Bien sûr, la clientèle est composée uniquement de femmes. Elles y vont au moins deux fois. La première fois, c'est pour prospecter, goûter et choisir les boîtes. Elles achètent la deuxième fois. Le chocolat est habituellement un produit relativement cher, lorsqu'il est de qualité. Depuis quelques années, le chocolat français marche très bien. On peut citer les chocolats Richart, Jouvaud. D'ailleurs, beaucoup de Japonais ont suivi leur formation de chocolatier en France. Cependant, le chocolat belge est encore apprécié, comme Godiva ou Debailleul.
Les femmes achètent au moins 2 boîtes de chocolats. L'une est pour l' "honmei", son amoureux; et l'autre pour son père, son frère ou un ami... ou soi-même (puique c'est l'occasion de goûter de bons chocolats et de garder une belle boîte). Pour leur amoureux, les chocolats accompagnent un autre cadeau. Au travail, les femmes achètent collectivement des chocolats qu'elles offrent à leurs collègues masculins (est-ce bien nécessaire ?).
Au fait, il y a toujours des personnes qui souhaitent faire elles-mêmes leurs chocolats et l'emballage.
Il est d'usage, un mois après, à l'occasion du "white day", que les hommes rendent la pareille en offant aux femmes des bonbons ou des marshmallows. Ils les invitent au restaurant.
" La Saint Valentin ne m'intéresse pas du tout; mais comme je reçois beaucoup de boîtes de chocolat, ça me permet de goûter différents chocolats belges, français ou japonais... Maintenant, je connais un peu plus les chocolats. Avant, j'achetais les excellents chocolats de chez Monoprix ! " (Sacha7)
" J'adore Pierre Ledent, c'est le meilleur chocolatier, pour moi. Il y a 3 ou 4 ans, je l'ai découvert sur l' "avenue des chocolatiers". Un coup de foudre. C'est embêtant, il faut réserver longtemps à l'avance pour en acheter car tous ses chocolats se vendent vite. Je souhaite qu'un magasin s'ouvre; comme ça, on pourra en acheter n'importe quand. " (Ao3)
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January 30 Setsubun (3 février)Setsubun est une fête traditionnelle qui a lieu le 3 février, la veille de Risshun (le premier jour du printemps d'après le calendrier chinois).
A cette occasion, on fait mame-maki : on lance des graines de soja grillés à l'intérieur de la maison et à l'extérieur pour chasser le mauvais sort. Dans sa maison, en laçant, on dit "fuku wa uchi !" (bonne fortune, entrez !). A l'extérieur, on dit "Oni wa soto !" (va-t-en, Oni !) . Oni est un ogre dans l'imaginaire populaire. Il est représenté avec des cornes sur le front et des crocs dans la bouche. Son visage est soit rouge, soit bleu. Quand on achète des sachets de graines, il y a un masque de Oni en papier, vendu avec, que quelqu'un met lorsque les autres personnes jettent les graines.
Au grand sanctuaire, pour cette cérémonie, on invite des personnalités qui jettent non seulement des graines mais aussi des petits sacs dans lesquels il y a des petits gâteaux et des pièces de monnaie.
Cependant, depuis 4 ans à Tokyo, pour le Setsubun, Ehô-maki est devenu populaire. C'est un rouleau de riz, au centre duquel il y a divers ingrédients, entouré d'un papier d'algue séchée. Il fait 4 ou 5 cm de diamètre et de 10 à 14 cm de long. Ordinairement, ça s'appelle "Nori-maki", mais à cette occasion, il change de nom (ehô-maki) et il y a un certaine façon de le manger. Cette coutume vient du Kansai (Osaka).
Comment on le mange ?
Le soir du Setsubun, on le mange tourné vers la direction du bonheur où se trouve le dieu Toshi-Tokujin qui change de place chaque année. Cette année, la direction est sud-sud-est. Attention, il ne faut pas le couper en tranche, il faut donc le manger directement. Et puis, il ne faut pas parler ni boire jusqu'à ce qu'on finisse de le manger. On le mange en faisant des voeux.
Si vous êtes en France, le 3 février, pensez aux nombreux Japonais qui mangent un ehô-maki tous tournés dans la même direction : vers Tahiti !
January 22 Tokyo sous la neigeFinalement, la neige (yuki) est arrivée à Tokyo. Ca fait plus de 5 ans qu'il n'y a pas eu autant de neige dans le ville : plus de 7 cm. Cette année, on connaît un hiver exceptionnel au Japon. De nombreuses chutes de neige ont recouvert le pays, excepté Okinawa.
Ce week-end, pour les lycéens de terminal, ont lieu leurs examens d'entrée à l'université (sentâ shiken) qui durent 2 jours. Mais malheureusement, le premier jour, plusieurs lignes de métro et de train ont été perturbées à cause de la neige; on a donc décidé de mettre à disposition d'autres salles aux étudiants qui sont arrivés en retard à leurs examens. Pour les autres qui n'ont pas pu venir au centre d'examen, on a reporté leurs examens.
Malgré la neige, plusieurs lycéennes portaient leur uniforme pour passer ces examens. Elles doivent porter une jupe réglementaire. Certaines ont raccourci leur jupe pour en faire une hyper mini-jupe. Comment font-elles pour ne pas avoir froid aux jambes ? Elle ne mettent pas de bas ou collants. Elles nous donnent froid quand on les voit. On les plaint quand même car elles souffrent du froid, on en voit qui tremblent.
Il a neigé toute la journée de samedi. Dimanche, les enfants ont fait des bonhommes de neige (yuki-daruma) qu'on peut voir un peu partout dans les ruelles.
"Quand j'étais jeune, pour s'amuser,mes amis et moi, on faisait autre chose que des bonhommes de neige : des masques. On imprimait notre visage dans la neige. En se promenant, on faisait ça sur la neige qui recouvrait les parkings, les terrains, les talus. Notre quartiers était envahi par les masques. Samedi soir, je ne pouvais plus me contrôler quand j'ai remarqué que notre balcon était recouvert de neige; alors j'ai proposé de faire ça à Sacha7 et il a accepté. Ca nous a amusé. Malheureusement, mon masque a fondu ce matin. Dommage !!!" (Ao3)
"Tokyo sous la neige a une atmosphère de BD, à la tombée de la nuit. Je me suis cru dans une BD futuriste. De hauts bâtiments dont on devine à peine la silhouette masquée par les flocons de neige descendant en tourbillonant, les démarches des personnes mal à l'aise dans les rues parfois glissantes, la faible luminosité des rues, un ciel gris et sombre donnent une tout autre impression des quartiers qu'on connaît bien, qu'on a l'habitude de voir plus gais. Le blanc qui soudain apparaît dans cette ville où le gris des immeubles domine rend Tokyo plus romantique et la nature disparaît, s'efface sous un manteau de neige. J'adore la neige et je n'ai pas l'habitude d'en voir, surtout ici, à Tokyo..." (Sacha7)
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January 03 Bonne Année !! Akeome, Kotoyoro !!Pour Noël et le Nouvel An, on avait bien réfléchi, pensé à divers projets comme partir faire un petit voyage dans une autre région; et comme tout était dèjà réservé et complet, finalement, voici ce qu'on a fait :
Pour Noël, on est allés voir le Millenario, près de la station de Tokyo. On a installé les illuminations sur une rue commerçante. C'était la 7e et dernière édition de cette manifestation. Car on va restaurer la station de Tokyo qui vient d'être classée comme monument historique. C'est en effet un vieux bâtiment en briques dans sa partie "Marunouchi Guchi" (sortie Marunouchi).
Chaque année, le thème des illuminations change. Cette année, c'est "Fantasia della Metropoli" .
Les illuminations étaient jolies de loin quand on faisait la queue. Mais c'était moins super quand on était sous les illuminations. De la gare, on a mis plus de 45 minutes pour s'en approcher car il y avait beaucoup de monde. D'habitude, on ne fréquente pas beaucoup ce quartier car c'est un quartier d'affaires. Et on trouve aussi maintenant beaucoup de magasins chic, de grandes marques. En fait, au siège des grandes entreprises, au rez-de-chaussée et à quelques étages se trouvent des restaurants, des hôtels et des magasins.
On est allés dans un café sympa : le "Dean & Deluca" qui est au rez-de-chaussée du building de la Mitsubishi-UFJ Shintaku Ginko.
Pour le 31, "Ômisoka", on a eu l'idée originale d'aller à Yokohama pour passer le Nouvel An sur une patinoire extérieure, sur le site de Yokohama Akarenga Sôko (Yokohama Red Brick Warehouse). Cette patinoire a été aménagée spécialement pour les fêtes. Heureusement, il a fait un beau temps, il n'a pas fait trop froid, il n'y a pas eu non plus de vent. On pouvait voir la tour de Yokohama illuminée ainsi que la grande roue. On a fait le compte-à-rebour de la nouvelle année tous ensemble à la patinoire. Sur les 12 coups de minuit, on a entendu les sirènes des bateaux nous souhaiter la bonne année. Ils étaient dans la baie, derrière les bâtiments.
L'ambiance était vraiment sympa avec les bâtiments en briques à l'intérieur desquels il y a des magasins et des cafés. D'ailleurs, on a pris un bon chocolat chaud remontant après nos tours de piste sur la patinoire.
Ce jour-là, on a pu sortir car les derniers trains étaient plus tard et quelques lignes proposaient des trains toute la nuit.
<Petit lexique de o-shôgatsu>
Le 31, sur les coups de minuit, on sonne 108 fois. Avec l'aide d'un lourd baton de bois qui se trouve sur le côté, on frappe la grande cloche en bronze ("tsurigane") qui donne un son grave : c'est le " Jyoya no Kane". "jyoya" : le 31; "kane" : cloche. La personne qui frappe, généralement un bonze, est le "Kane tsuki". Il est chargé de protéger la cloche toute l'année, il frappe tous les jours pour annoncer l'heure. Mais le 31 décembre est un jour exceptionnel, il sonne 108 fois pour chasser les 108 "mauvais" désirs, qui pourraient provoquer orgueil, avarice, envie...
Les 1-2-3, c'est "sanganichi". Traditionnellement, les Japonais vont au sanctuaire shinto ou au temple bouddhiste pour souhaiter une bonne année " Hatsumôde".
Les rites à respecter (Omairi) :
Avant de se présenter devant les dieux, on se lave les mains et la bouche à une petite fontaine ou bassin à l'entrée. Ensuite, on fait une courbette avant de monter les quelques marches, on agite plusieurs fois la corde de la cloche pour attirer les dieux puis on donne des pièces de monnaie; on frappe 2 fois dans les mains, et on fait une courbette. On se présente (nom, adresse), on fait une courte prière : on souhaite une bonne année. Enfin, on fait une dernière courbette et on se retire. Par ailleurs, on ne doit pas marcher au centre du chemin : il est réservé aux dieux. On doit marcher sur les côtés.
Comme le 31 il y a beaucoup de monde, il faut simplifier ces rites.
Avant, les magasins, les restaurants, les banques... étaient fermés pendant à peu près une semaine, c'est pour ça qu'on devait faire des provisions avant; même si les prix augmentaient, on achetait. On fait de moins en moins, en ville, les "osechi-ryôri" (repas d'oshogatsu). Pour les préparer, on met beaucoup de temps, au moins 2 jours. On doit les finir pour le 31 et on les mange pendant 3 jours. Ce sont des plats sucrés et salés pour conserver. On mange aussi du "o-zôni", on met des "o-mochi" dans un bol de bouillon dont le goût diffère des régions.
Les Japonais s'envoient des cartes de voeux (le Nouvel An): ce sont les "Nenga jyô". On peut en acheter prépayées (avec un timbre à 50 yens).
"Akemashite omedetou gozaimasu. Kotoshimo yoroshiku onegai itashimasu."
" Bonne Année !!"
Ao3 et Sacha7
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December 19 Echika ou une promenade dans la ville souterraineEchika a été ouvert le 2 décembre à la station d'Omotesandô. "Echika" est la contraction de "eki" (station) et "chika" (sous-sol, souterrain). Par ailleurs, "E" (prononcé i comme en anglais) évoque "excellent", "exciting", et en japonais "ii" veut dire "bien", "bon".
Cette ville souterraine possède 5 zones, sur 2 niveaux. A chaque zone correspond un thème : Espace Japon, Espace Beauté, Espace Mode, Espace Appétit, Marché de Métro. Ces noms sont curieusement en français.
La zone "Marché de Métro" est un espace où on peut se restaurer. Sa décoration rappelle la Belle Epoque à Paris. D'ailleurs la musique d'ambiance est de la musique rétro, du style bal musette, ginguette. Quand on entre à gauche, il y a le comptoir d'un bar-café dont le menu est en français et à droite 2 pâtisseries qui sont suivies de la boulangerie française Jean-François (meilleur ouvrier de France 1993). Autour des tables, après la boulangerie, se trouve le comptoir d'un restaurant vietnamien, le "Cyclo", puis viennent une crêperie, ensuite le comptoir d'un resto italien où ses pâtes sont fraîches, enfin, le bistrot "Lyon".
L' "Espace Appétit" est l'endroit où on prend le métro. On y trouve comme un kiosque "Metro's" où on peut acheter des choses sous la marque Metro's. Si on a une petite faim, on peut toujours aller à "Vie de France Café", au "Jus de Coeur" ou au "Bagel & Bagel", ou encore à "Hirota" pour y acheter des choux à la crême. Pour faire quelques achats un peu particuliers ( champagne, vin, pain, gâteaux, plats tout fait...), "Omo Kinokuniya" est là.
Comme l'huere de fermeture des magasins varie, il vaut mieux prendre un prospectus (uniquement disponible ne japonais).
Pour accéder à Echika (station Omotesandô), il y a 3 lignes de métro : Ginza Line, Chiyoda Line, Hanzomon Line. Ou à pied, des gares de Harajuku ou Shibuya, en se promenant. Echika est une ville souterraine. Il y a 9 entrées en surface, notamment sur l'avenue Aoyama-dori. Mais on peut y descendre aussi par ascenseur.
" Depuis peu, il fait froid à Tokyo. On dit que tous les dix ans, un grand froid s'y installe. On ne peut pas rester très longtemps dehors, même s'il y a de magnifiques illuminations. On se promenait sur l'avenue Aoyama-dori, quand on a vu un ascenseur sur la façade d'un bâtiment. Curieusement, on l'a pris et on est descendus et on a découvert cette ville: Echika. On a fait un tour. D'abord, pour manger, il faut trouver une table libre car c'était bondé. On est allés au comptoir du "Cyclo", on a passé notre commande et on nous a donné un "bip" pour nous appeler quand c'est prêt. En attendant à notre table, on regardait les gens et leurs plats. On a oublié qu'on était dans la station. Il faisait assez chaud, c'était agréable. Et tous les plats avaient l'air bon." (Ao3 & Sacha7)
Tous droits réservés pour le texte et les photos December 11 Décembre à TokyoA partir de fin novembre, on voit déjà les décorations de Noël, qui égaient les rues, un peu partout. Pour les Japonais, le mois de décembre est pénible. Tout le monde se précipite tout le temps. De ce fait, on appelle décembre "shiwasu".
Qu'est-ce qu'on attend ? Les "bônenkai" et Noël.
Comme les Japonais aiment boire de l'alcool, ils cherchent toujours une occasion pour en boire et manger quelque chose. C'est en effet l'occasion de boire entre amis, entre collègues. On en profite pour faire un bilan de l'année et marquer la fin de l'année.
Au travail, les bônenkai sont nombreux dans les grandes sociétés. D'abord, on en fait un entre collègues de bureau, puis un autre avec entre plusieurs bureaux, encore un autre dans chaque département et enfin avec tous les collègues de la société. A cette occasion , on loue une grande salle et chaque groupe présente un petit spectacle. Chaque personne doit y participer. On y dévoile un aspect de sa personnalité, on s'exprime assez librement. On se révèle. Et surtout on découvre ses collègues. Ca fait tomber les barrières, les animosités. On s'amuse beaucoup en buvant à l'excès, en mangeant, en faisant un karaoké ou un bingo (une tambala)...
Mais cela dépend des résultats économiques et financiers de la société. En général, on fait un bônenkai dans un restaurant mais si l'année a été moyenne, on l'organise dans un izakaya (bistrot).
Pour les peites sociétés, les bônenkai sont moins nombreux et plus conviviaux.
On organise aussi des bônenkai entre amis. On réserve une pièce ou une table dans un restaurant, "Ichijikai" (programme 1) puis on peut aller soit au bar, soit au karaoké, "Nijikai" (programme 2). Pour "fermer" l'appétit ("shime"), on va au restaurant de râmen ou de soba, "Sanjikai" (programme 3). Pour le programme 4, "Yojikai", on va au billard, on fait un bowling... Cependant, les programmes 3 et 4 peuvent s'inverser, ça dépend. Au peit matin vient le programme 5, "Gojikai"; on se rend à un family restaur |